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Histoire / Patrimoine

Dernière mise à jour :

Histoire

La 1ère mention du nom de Sin que l'on ait pu retrouver jusqu' à présent date de 1117. Successivement rattachée aux couronnes de France, de Bourgogne et d' Espagne, Jean le Bon anoblit le village en 1355. Les guerres de religion (fin du XVIème siècle) toucheront durement le village.

Extrait de la Commission historique du Nord de 1863

Sin fut longtemps du domaine des souverains; c' est pourquoi il a été surnommé "le Noble", pour le distinguer d'autres villages du même nom. Au XVIIème siècle, il fut engagé par le roi d'Espagne au profit de Jacques-Eustache-Joseph d'Aoust.

Le village eut de toute antiquité sa coutume, ses échevins qui rendaient justice à la conjure du bailli de Douai ou grand-mayeur de Sin (titre que le bailli prit au XVIIème siècle), et différents privilèges. Les titres en furent brûlés ou perdus. Les habitants, se trouvant inquiétés par les juges royaux, s'adressèrent au roi de France, Charles V, lors de sa joyeuse entrée à Douai, en septembre 1368, et en obtinrent des lettres qui les maintenaient dans la possession de leurs droits.

Sin eut beaucoup à souffrir des garnisons de Bouchain et de Cambrai durant les troubles. La nuit du 15 octobre 1582, les Français de Cambrai brûlèrent trente maisons fans le faubourg Notre-Dame; le 23 mai 1595, ils incendièrent le village et l' église de Sin, ainsi que le clocher de l' abbaye. Déjà auparavant, vingt-six habitants avaient été victimes du guet-apens de Bouchain (21 juin 1580).

L' armée française, après la prise de Bouchain, vint camper à Sin le 21 mai 1676. Le lendemain, elle passa la Scarpe à Rache, pour aller assiéger Condé.

Le faubourg Notre-Dame et le moulin de Sin furent brûlés en avril 1710, par les Français de la garnison de Douai, afin de dégager les approches de la ville investie par l' armée des hautes-puissances; le 27 mai, à huit heures du soir, le village de Sin, alors presque dégarni des troupes alliées qui l' occupaient auparavant, fut brûlé par un détachement de dragons français.

Héraldique

Blason de la ville

De sable à trois gerbes d'or liées de gueules (armoiries de la famille d'Aoust). La haute, moyenne et basse justice des terres et seigneurie de Sin-le-Noble, fut engagée, en 1626, par le gouvernement des Pays-Bas espagnols, à messire Michel d'Aoust, chevalier, seigneur de Jumelles, prévôt de Cambrai. En 1718, Louis XIV érigea en marquisat cette même terre, avec les fiefs de Jumelles à Waziers, de Dion à Sin,..., en faveur de Jacques-Eustache-Joseph d'Aoust (Brassart, Histoire du château de Douai).

Sur le blason de la ville s'est ajoutée, suite à citation du 11 novembre 1948, la Croix de Guerre avec Étoile d'Argent 1939-1945

Patrimoine

  • Hôtel de ville, inauguré le 20 décembre 1964
  • Église saint-Martin (11ème ou 12ème siècle, dernière reconstruction en 1852) avec baptistère de 1599. Le clocher de l' église est une tour carrée en grès avec une porte cintrée, sous le clef de voûte de laquelle on peut lire les dates de 1553 et 1716, sculptées sur un grès. Aucun évènement ne semble se rattacher à la 1ère date, mais la seconde évoque sans doute une rénovation, voire une reconstruction, suite aux sièges de Douai par Louis XIV en 1710 et 1714. Les nefs latérales datent de 1852. Une ouverture défensive était aménagée au-dessus du portail, pour permettre de lancer pierres et boulets contre les assaillants; cette ouverture fut remplacée par une petite chapelle murale dédiée à Saint Martin, qui disparaît elle-même pendant la Première Guerre mondiale. Le baptistère est l' unique vestige de l' ancienne église.
  • Église Saint-Joseph (1ère pierre posée le 19/03/1901, ouverte au culte le 19/03/1906, fermée par sécurité en 2007, démolition du bâtiment commencée fin février 2011 et terminée en décembre de la même année. Son patrimoine (meubles, tableaux et statues) a été transféré à l'église Saint-Martin Église
  • Notre-Dame de Bonsecours
  • Temple de l' Église protestante évangéliste baptiste du Douaisis 
  • Grotte Notre-Dame-de-Lourdes (au Marais)
  • Calvaire du XIXème siècle (rue Jules Guesde)
  • Chapelle Notre-Dame-de-Grâce (rue Émile Zola)
  • 1ère stèle élevée en France en l' honneur du général De Gaulle (inaugurée le 11 novembre 1945), oeuvre du sculpteur local Maurice Brageu.

source des informations : geneawiki